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COCO Verger nous a quitté.

Notre photo: Coco verger et son petit fils Mathis.

 

Texte lu lors des obsèques de COCO le vendredi 5 août.

En ce vendredi 5 Aout 2020, les pétanqueurs et plus particulièrement les pétanqueurs commingeois sont en deuil.

Dans notre région nous étions riches de deux « COCO » coco Jourda et Coco Verger et aujourd’hui nous nous retrouvons orphelins.

De Coco je garderais d’abord sa bonne humeur, sa joie de vivre, son plaisir de partager, sa générosité et surtout sa faconde extraordinaire.

Il avait un à propos hors du commun, pour le prendre en défaut il fallait ruser de malice car le bougre vous voyait arriver de loin il avait le don de renifler les coups tordus.

Quand vous étiez de ses amis tout se passait pour le mieux, et par contre quand il avait quelque chose sur le cœur il ne vous l’envoyait pas par la poste. Son tempérament et son caractère de feu lui, ont valu certaines inimitiés et aussi de la jalousie, mais rassure toi coco que l’on dise du mal de toi ou du bien l’important c’est qu’on en parle.

Tout ce qu’il entreprenait il le faisait avec bonne humeur et envie c’était un vrai chef de meute un vrai battant.

Coco ta plus grande réussite boulistique hormis le grand nombre de concours que tu as glané avec des partenaires qui étaient avant tout tes amis et par la suite en compagnie de ton fils Patrice dont tu étais très fier, Patrice qui a été aussi pour moi un remarquable partenaire. Mais la chose dont tu peux être le plus fier c’est d’avoir oser monter un club dans le petit village de Mauran et cela dans un seul but organiser un national. Rendez-vous compte organiser un national dans un village d’a peine 200 âmes et quel national à nos yeux l’une des plus belles réussites dans notre Comminges. Avec des plateaux de rêve et les terrains d’honneur dans la cour même de l’ancienne faïencerie Larroque, nous y avons passé coco des moments inoubliables et ceci grâce à toi.

Coco n’aurait pas voulu que sa montée vers les étoiles comme me le disait patrice son fils soit triste.

J’aimerais vous raconter deux petites anecdotes parmi des dizaines nous concernant :

Nous avions gagné en doublette le national d’Auzas, ne riez pas car à l’époque les concours de fête de ces petits villages légendaires rassemblaient de nombreuses équipes de renom. A peine arrivé sur les lieux il tourna sa tête de gauche à droite en dodelinant et se tourna vers moi avec un grand sourire et me dit « je ne vois pas ici aujourd’hui qui peux nous battre » il avait raison même si l’après-midi boulistique ne fut pas une partie de plaisir. En remontant des terrains de jeu après la finale nous n’avons pas eu de chance le chemin avait été obstrué par une buvette montée à la hâte par le comité des fêtes. Impossible de ne la contourner ni par la droite ni par la gauche, l’arrêt était inévitable. Malheureusement l’arrêt c’est transformé en stationnement obligatoire et après cette malencontreuse déconvenue nous réussîmes à traverser enfin à passer en force. Nous nous sommes souhaité le bonsoir et pendant que je regagnais placidement ma voiture j’entendis Coco qui m’appelait « mimile, mimile tu ne vas pas le croire on m’a volé la voiture » « et où tu la cherches coco ? » « Je l’avais garé là et elle n’y est plus » « coco regarde ou tu l’as juste en face la buvette » « j’ai compris me dit-il ils me l’on déplacé dans l’après-midi. Et chacun regagna son logis après cet épisode plus que cocasse dont on se rappelait souvent.

La deuxième anecdote se passait à Mazères sur Salat, lors d’une partie et à la dernière mène nous 12 eux 11 et nous avions le point. L’adversaire très concentré étudiait scrupuleusement la situation qui commençait à sentir le roussi et il y mettait le temps, alors coco lui mit la main sur l’épaule en lui disant « met-là ou tu veux j’ai le feu aux mains tu as perdu » et le mec perdit la boule, et coco rajouta hilare « je te l’avais dit ».

Voila ça c’était coco un aplomb de commissaire, aux boules il n’avait peur de personne toujours une grande confiance en lui.

Voila Coco dans cette nombreuse assistance je ne vois que des visages connus, tes amis sont venus te dire au revoir et non adieu, car même si là-haut il y a beaucoup de place les amis finiront par s’y retrouver.

Au revoir mon ami et repose toi bien

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